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2017年6月22日星期四

Schofield: Batteur

C'est devenu une habitude dont personne ne se plaindra: Schofield profite de chaque édition du SalonQP pour présenter en avant-première une nouvelle montre au public anglais dont la fibre patriotique n'est plus à démontrer. Schofield revendique avec force et style ses origines et son identité qui furent mises en avant avec la première montre de la marque, la Signalman. Cette dernière rend hommage aux gardiens de phare des côtes anglaises et reprend des codes esthétiques inspirés par les superbes tours lumineuses du sud du pays qui protègent et guident les bateaux lorsque les conditions de navigation deviennent délicates. Dans ce contexte, la Signalman est une montre qui retranscrit à la fois toute la rudesse de la vie côtière avec son boîtier imposant et épais et aussi la puissance de l'éclairage des phares grâce à la forme particulière de la carrure et du verre.


La nouveauté de cette année, la Beater, s'inscrit dans cette continuité tout en apportant des changements que je trouve pertinents. L'air de famille avec la Signalman est incontestable: un boîtier aux formes et aux dimensions similaires (44mm de diamètre pour une épaisseur de 14,5mm légèrement inférieure), les graduations, index et chiffres identiques, le logo de la marque inspiré par la rotation du rayon lumineux du phare, tout est fait pour se retrouver dans une atmosphère connue et appréciée par les fans de Giles Ellis, le créateur de la marque.

Cependant, petit à petit, les différences apparaissent et finissent par créer une nette distinction par rapport à la Signalman. Ce sont ces différences à la fois subtiles et déterminantes qui me font plus apprécier la Beater par rapport à sa devancière.


La Beater suit deux principes: la diversité et la simplicité. La diversité puisque, dès sa sortie, la montre est disponible en trois versions: boîtier en acier, cadran gris, boîtier en bronze, cadran bleu profond, boîtier en titane bleui, cadran vert marin. La simplicité car aucune complication, ne serait-ce qu'une trotteuse, n'orne le cadran. Le charme de la Beater vient de cette combinaison et de la qualité de sa fabrication.

Profitant de ses dimensions généreuses, la Beater permet d'apprécier les trois couleurs des cadrans en émail qui dans chaque cas forment une paire assortie avec les matériaux du boîtier. J'aime beaucoup la façon avec laquelle les index et graduations se détachent de la couleur du fond et la petite touche décalée apportée par le B rouge situé juste au dessus des lieux de fabrication (Sussex & England). Du point de vue purement esthétique, les versions acier et bronze sont mes préférées car je trouve leurs couleurs plus douces et plus en harmonie. La version titane bleuie n'en demeure pas moins séduisante mais plus audacieuse et peut-être plus lassante sur le long terme. 


Compte tenu de leur fabrication, les cadrans offrent un large spectre d'effets de couleur qui les décorent et les animent à la fois. Ces reflets sont, il faut bien l'avouer, bienvenus car la Beater m'aurait semblé un peu trop inerte sans. La quête de la simplicité poussée à son paroxysme me fait regretter l'absence d'une trotteuse centrale qui n'aurait pas dénaturée la montre. Mais rendons hommage à Giles Ellis: il va au bout de ses idées et je ne peux pas lui en tenir rigueur. 


J'ai évoqué la revendication des origines anglaises de Schofield. Elle semble plus délicate à mettre en avant lorsqu'il s'agit d'évoquer le mouvement. Giles Ellis ne s'est effectivement pas lancé dans un projet aussi ambitieux que celui de Robert Loomes qui visait à rendre sa montre 100% anglaise. Cependant, il s'en sort avec astuce. Il utilise  un stock de mouvements ETA 2724-R en état de marche, nettoyés, ré-assemblés et ajustés en Angleterre pour animer la Beater. Ces mouvements étaient initialement  destinés à une marque s'appelant Synchron 67. Je trouve que l'idée de conserver ce marquage présent sur la masse oscillante est excellente: c'est un peu comme si la traçabilité du mouvement était préservée! Et puis, il aurait été presque ridicule de cacher son origine. Sans être d'une beauté stupéfiante (l'ETA 2724-R reste après tout un mouvement simple), il est agréable à regarder et le piège de la décoration en arbre de Noël a été évité. Le rendu brut est après tout fidèle à l'atmosphère dégagée par la montre. En termes de performances, l'ETA 2724-R se situe dans les standards de l'époque avec une fréquence de 4hz et une réserve de marche de 42 heures. Il semble un peu perdu dans le boîtier mais les teintes de la bague et de la lunette donnent l'impression que le mouvement est plus grand qu'il n'est.


La Beater impose ses dimensions et son épaisseur une fois mise sur le poignet. La hauteur du boîtier surprend beaucoup pour une montre à deux aiguilles. La forme du verre accentue sa présence et renforce le charme du cadran. La courbure des cornes et le positionnement du bracelet sous la carrure du boîtier ont heureusement une influence positive sur le confort. Mais la grande force de Schofield est son incroyable diversité de bracelets à disposition. Tweed, caoutchouc, veau, cordovan, difficile de ne pas trouver son bonheur  parmi toutes ces textures... et ces couleurs! Finalement Schofield joue sur le même registre, mais avec son propre style, qu'une célèbre marque italienne: le plus grand plaisir procuré par la Beater est sa capacité à se transformer grâce à l'utilisation de nouveaux bracelets. New strap, new watch... jamais ce vieil adage n'aura été aussi vrai qu'avec cette montre simple et séduisante.
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2017年6月13日星期二

Mains sur l'IWC portugaise Sidérale Scafusia

La Salsa portugaise Sidéal Scafusa a été présentée à SIHH en 2012, et avec un prix bien au nord de 700 000 $, elle est rapidement devenue la curiosité du jour. Et pour une bonne raison, aussi. C'est la montre la plus complexe que la CBI ait jamais produite, sans nécessiter moins de 10 ans. Les efforts de développement ont été menés par le professeur Ben Moore de l'Université de Zurich, l'horloger indépendant Jean-Francois Mojon et Thomas Gäumann, qui dirige la recherche et le développement pour le département des mouvements de l'IWC.
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En bref, Sidage Scafusa offre une gamme impressionnante de fonctionnalités sous forme de complications astronomiques, équilibrées par des opérations simples à travers une seule couronne, et une double visière pour garder l'élément de maintien du temps en place. Le résultat est un cadran frontal frappant avec un affichage tourbillon important avec l'heure et les minutes ainsi que le temps Sidereal dans une petite sous-caisse à 12 heures.
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Le temps sidéral est un système de chronométrage utilisé par les astronomes pour suivre la direction nécessaire pour pointer un télescope à l'étoile correcte dans le ciel nocturne. Ainsi, un jour est mesuré par la rotation de la terre par rapport aux étoiles plutôt qu'au soleil. Un jour de sidère dure 23 heures, 56 minutes et 4,091 secondes. IWC ne s'est pas arrêté là-bas, cependant, le Sidafa Scafusa vient également en train d'empaqueter presque toutes les complications astronomiques dont vous pouvez penser, regardez les diagrammes d'étoiles sur le cadran arrière. Ces tableaux sont personnalisés sur le site des acheteurs.
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Au total, l'IWC portugaise Sidérale Scafusa est une montre importante dans la portée et la dimension physique. C'est un affichage impressionnant de l'ingéniosité et de la créativité qui s'ajoute aux spécifications des acheteurs. Compte tenu de la taille et du prix de la montre, il est étonnamment accessible sur le poignet. La montre, ainsi que le bel écran qui l'entoure, sont une raison suffisante pour une visite à la boutique de Manhattan, mais n'oubliez pas de consulter les autres éditions spéciales de Boutique pendant que vous êtes là.
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